Le visage en sueur, les joues rouges, la cicatrice en feu, Harry Potter se réveilla en sursaut. Il tenta de se dépétrer des couvertures dans lesquelles il s'était emmélé durant son sommeil et se dirigea vers sa table de chevet. Il versa dans un gobelet de plastique un peu d'eau qu'il se renversa ensuite sur le visage pour soulager ses maux de tête. Lorsqu'il croisa son reflet dans le miroir fixé sur la porte du placard, il fut surpris à la vue de sa cicatrice si rouge. On l'aurait cru chauffée au fer rouge. Elle le brûlait teriblement. Il ressentait aussi la colère de Voldemort dans son corps. Car il en était sûr, il n'avait pas fait un simple cauchemar, il avait VU réellement Lord Voldemort.Chacun de ses muscles lui parlait de la colère de Voldemort. Il sentait dans ses veines sa colère éclater.Ce n'était pourtant pas la première fois qu'il lui arivait de ressentir les sentiments de son plus grand ennemi, mais depuis quelques temps, il vivait toujours la même scène: il voyait toujours Voldemort asis dans le même fauteuil, devant la même cheminée dans laquelle brûlait le même feu dans la même maison. Mais cette nuit-là, d'autres personnes étaient intervenues : Peter Pettigrow, l'homme qui avait trahi James et Lily Potter en les livrant à Voldemort, et Severus Rogue.
Rogue était peut-être celui qui inspirait à Harry le plus de haine. En effet, depuis sa venue au monde, l'existence de Harry avait été bouleversée par deux hommes : Lord Voldemort qui avait asassinés ses parents, et Rogue. Ce dernier s'était ingénué depuis l'arrivée de Harry à Poudlard (l'école des sorciers où il suivait ses études) a éliminer toute chose agréable qui pouvait arriver à Harry.
De plus, c'était lui le mangemort qui avait réussi à berner toute la communauté des sorciers et lui encore qui, l'année passée avait asassiné Albus Dumbledore. Et pour cette raison, Harry s'était juré s'il le retrouvait un jour sur son chemin, de le tuer. Mais il n'en trouvait pas moins très désagréable d'assister au meurtre d'un mangemort.
Mais après tout, Queudver était-il toujours un mangemort ? Voldemort lui-même avait l'air d'avoir douté de sa fidèlité ... Harry ne savait qu'en penser, en dehors du fait que de pouvoir de nouveau percevoir les émotions et des scènes de la vie de Voldemort n'était pas bon signe.
En temps normal, il aurait écrit précipitemment à son parrain pour lui demander son avis mais Sirius était mort deux plus tôt, assassiné lui aussi par des complices du mage noir. Une autre personne à qui Hary se serait volontiers confié était Dumbledore. Mais lui aussi était mort. A cet instant, il prit conscience que sa disparition ne représentait pas seulement le décès du sorcier le plus puissant du monde, mais qu'il avait perdu par la même occasion une présence amicale.
Dumbledore n'avait jamais cessé d'aider Harry dans toutes situations, peut-être plus comme un proche ou quelqu'un de sa famille qu'autre chose.
Naturellement, Hary songa à écrire à Ron ou Hermione mais il ne voulait alarmer aucun d'eux. Tout trois s'étaient mis d'accord pour se contacter par hibou dès qu'il arriverait un problème à l'un d'entre eux. Ils savaient également qu'à la fin des vacances, ils partiraient tous les trois à la poursuite de Lord Voldemort et de ses Horcruxes. Harry ne voulait inquiéter aucun d'entre eux sur de vagues suppositions. Il aurait juste voulu se confier à quelqu'un qui ne l'aurait pas pris pour un fou.
Au fond de lui Harry savait bien à qui il aurait voulu écrire.Il n'avait jamais réellement cessé d'aimer Ginny mais il savait aussi que continuer de la voir la condamnerait à une existence incertaine. Et il ne voulait en aucun cas qu'il lui arrive quoi que ce soit. "Mais en étant juste ami, se dit-il, nous ne risquons rien !" Il prit donc l'élégante plume blanche qu'il avait oublié sur son bureau, s'empara d'un rouleau de parchemin et commenca une lettre pour Ginny.
Mais après quelques instants, il s'interrompit en se dit qu'il était trop risqué d'entretenir tout rapport trop proche avec elle. Il ne saurait s'empêcher de se rapprocher d'elle et ne pourrait s'en tenir à ses résolutions. Aussi déchira-t-il son début de lettre. Il décida alors de se recoucher. Il avait besoin de dormir. En effet, le lendemain, il avait prévu de quitter la maison des Dursley définitivement car il atteindrait ses dix-sept ans et serait ainsi majeur à la fin de l'été.
Il se rendormit en pensant que demain, il serait parti d'ici et qu'il finirait ses vacances en présence de ses amis Ron et Hermione au Terrier.